L’HISTOIRE DES ARMOURINS

ARMOIRIES ET COULEURS DE LA VILLE
Dès le moyen âge, Neuchâtel se signale par deux emblèmes:
Ceux de la maison comtale: des chevrons blancs sur fond rouge, le tout sur un champ jaune,
Ceux de la Ville: une aigle noire
Aujourd’hui les armoiries de la Ville de Neuchâtel regroupent ces deux anciens emblèmes.

Voici comment les héraldistes définissent les armoiries actuelles de la Ville, dans leur langage imagé:

D’or à une aigle de sable armée, becquée et languée de gueules, portant en coeur un écu d’or au pal de gueules chargé de trois chevrons d’argent.

Ce que l’on peut traduire ainsi en langue vulgaire: Sur un fond jaune (d’or) figure une aigle noire (de sable) dont les griffes, le bec et la langue sont rouges (de gueules). Cette aigle (en héraldique le mot aigle est toujours féminin) porte sur son coeur un écu jaune (d’or) traversé d’une bande verticale rouge (de gueules) sur laquelle figurent trois chevrons blancs.

Quant aux couleurs de la Ville de Neuchâtel, ce sont le vert et le rouge. On les retrouve actuellement dans les uniformes du corps de fifres et tambours des Armourins. Ce vêtement s’inspire de celui que portaient les Armourins, qui étaient la milice locale de la ville de Neuchâtel sous l’ancien régime. Les employés de la commune qui portaient la livrée étaient aussi vêtus de rouge et de vert.

Les couleurs d’une cité sont parfois sans rapport avec ses armoiries. C’est le cas de Neuchâtel.


LA FÊTE DES ARMOURINS
La fête des Armourins trouve son origine dans le contexte militaire des Guerres de Bourgogne, plus particulièrement les batailles de Grandson et de Morat en 1476, où l’armourin désigne l’homme portant l’armure. Elle apparaît vers 1477 et se déroule chaque année à Neuchâtel lors de la veille de la foire de novembre. Une petite troupe de bourgeois en armes, accompagnée de cadets et d’une musique, forment alors un cortège auquel bourgeois et habitants se joignent. Parcourant d’abord les rues de la ville à la lueur des flambeaux, le cortège gagne ensuite la cour du chatêau pour introniser, devant le gouverneur, les nouveaux gardes-foires.



EN SAVOIR PLUS

Histoire du Pays de Neuchâtel,
tome III, Hauterive : G. Attinger,
1993, pp. 39-49.

Meuwly, Olivier, L’unité impos-
sible : le Parti radical-démo-
cratique suisse à la Belle Epoque,
1891-1914, Hauterive : G. Att-
inger, 2007 (Saint-Blaise)


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